Documentaire (Histoire) : Les derniers poilus - 52'
Ils ont 105, 107, 109 ans, ce sont les derniers français à pouvoir dire «je l¹ai faite», la grande guerre, celle qu¹ils appelaient la «der des der». Ils sont les derniers témoins directs de 14-18, et la parole de ces hommes qui ont vécu sur 3 siècles est précieuse, car elle marque la fin d¹un monde. Le jour où ils ne seront plus là, la guerre de 14 basculera alors de la mémoire des hommes dans l¹histoire. Ils s¹appellent Ferdinand, André, Albert, Lazare, Charles et Claude-Marie. Ils sont les miraculés d¹un conflit qui a fait 8 millions de morts, dont deux millions de français. Ils n¹ont jamais rien demandé et d¹ailleurs on pourrait croire que la France ne se souvient d¹eux qu¹une fois par an, à la date du 11 novembre où, croulants sous le poids d¹un drapeau, ils se recueillent devant la tombe du soldat inconnu. Alors, pour que l¹on n¹oublie jamais qu¹ils sont avant tout synonymes de notre liberté, ils ont accepté de raconter et de confier leur mémoire à Jean-Charles Deniau.
Pendant 52 minutes, ils évoquent leurs souvenirs, égrenant des noms qui restent des générations plus tard synonymes d¹horreur et d¹héroïsme : La Marne, l¹Argonne, La Somme et Verdun. Ils se rappellent les tranchées, la soupe, les balles, la marmite, le front, et l¹ennemi dont ils disent n¹avoir jamais, pour lui, éprouvé de haine, car ils étaient des frères comme eux. Ils se souviennent être partis âgés d¹à peine 17 ans, la fleur au fusil, persuadés qu¹ils étaient de revenir vite et victorieux. Ils n¹oublient pas la souffrance mais n¹en parlent jamais avec tristesse, ils n¹oublient pas la mort mais parlent de fraternité, ils n¹oublient pas qu¹ils étaient jeunes et que de la vie ils ne connaissaient que la douceur de la paix. Ils ont tout vécu : le gaz, la mitraille, le canon, les tranchées, les armes chimiques qui s¹appelaient White Spirit ou encore Ypérite et comme si cela ne suffisait pas, lorsque balles et obus les laissaient en vie, la grippe espagnole prenait le relais, le spectre de la mort avait décidé d¹apposer son règne sur la grande guerre. Ils sont le dernier carré des poilus, ils sont 7 à témoigner, 7 à nous raconter leur guerre, car tous n¹ont pas vécu la même chose, l¹un d¹entre eux n¹a d¹ailleurs jamais vu l¹ennemi.
Mais qu¹importe, car que ce soit de l¹arrière au front, de Nivelle au Chapeau du Gendarme, un fait est certain, ils ont vécu l¹horreur dans la bravoure et leur mémoire qui s¹éteint au fil des ans restera gravée dans ce document.
Liens : Ici
Pendant 52 minutes, ils évoquent leurs souvenirs, égrenant des noms qui restent des générations plus tard synonymes d¹horreur et d¹héroïsme : La Marne, l¹Argonne, La Somme et Verdun. Ils se rappellent les tranchées, la soupe, les balles, la marmite, le front, et l¹ennemi dont ils disent n¹avoir jamais, pour lui, éprouvé de haine, car ils étaient des frères comme eux. Ils se souviennent être partis âgés d¹à peine 17 ans, la fleur au fusil, persuadés qu¹ils étaient de revenir vite et victorieux. Ils n¹oublient pas la souffrance mais n¹en parlent jamais avec tristesse, ils n¹oublient pas la mort mais parlent de fraternité, ils n¹oublient pas qu¹ils étaient jeunes et que de la vie ils ne connaissaient que la douceur de la paix. Ils ont tout vécu : le gaz, la mitraille, le canon, les tranchées, les armes chimiques qui s¹appelaient White Spirit ou encore Ypérite et comme si cela ne suffisait pas, lorsque balles et obus les laissaient en vie, la grippe espagnole prenait le relais, le spectre de la mort avait décidé d¹apposer son règne sur la grande guerre. Ils sont le dernier carré des poilus, ils sont 7 à témoigner, 7 à nous raconter leur guerre, car tous n¹ont pas vécu la même chose, l¹un d¹entre eux n¹a d¹ailleurs jamais vu l¹ennemi.
Mais qu¹importe, car que ce soit de l¹arrière au front, de Nivelle au Chapeau du Gendarme, un fait est certain, ils ont vécu l¹horreur dans la bravoure et leur mémoire qui s¹éteint au fil des ans restera gravée dans ce document.
Liens : Ici
Publicité