Théorie de l'écroulement des bourses

Publié le par Cristian



Analyse Théorique de Pierre Larrouturou - Avec un endettement record, les Etats-Unis sont au bord d’une crise économique aussi grave que celle de 1929 avec le risque d’entraîner dans leur sillage l’Europe et la Chine.

Pour avoir une opignon objectif - On cite dans le reportage l'intervention d'Alan Greenspan. Voilà ce qu'on en dit sur Reuters

"NEW YORK (Reuters) - Alan Greenspan, à la retraite depuis un peu plus d'un an, fait plus bouger les marchés que lors de ses années à la tête de la Réserve fédérale, et sa transformation en Cassandre de l'économie américaine irrite profondément les investisseurs.

Le pessimisme nouveau affiché par l'ex-idole de Wall Street témoigne surtout d'hypocrisie et d'opportunisme, accusent ses détracteurs.

"Greenspan me déçoit, et je m'étonne qu'il parle autant", confie ainsi Andrew Brenner, analyste marché chez MAN Financial. Pire, il est reproché à l'ex-patron de la Fed d'avoir été responsable, par sa politique de taux d'intérêt bas, des maux qu'il dénonce aujourd'hui.

Pendant ses années à la Fed, Greenspan faisait montre d'un optimisme forcené lorsqu'il rendait compte de l'état de l'économie.

Voici par exemple ce qu'il déclarait en 2005 au sujet du marché des crédits immobiliers "subprime", dont les difficultés aujourd'hui menacent de gangrener toute l'économie : "Les prêteurs sont à présent en mesure d'évaluer efficacement le profil de risque des demandeurs et de refléter ce profil dans leurs prix".

Nombre de ces prêteurs mettent maintenant la clé sous la porte, ce qui fragilise quelque peu a posteriori l'analyse de Greenspan. Plus encore que ce dossier, ce sont ses commentaires sur les risques de récession aux Etats-Unis qui ont mis le feu aux poudres.

Fin février, sa prédiction d'une possible récession avant la fin de l'année a contribué à la plus forte baisse de Wall Street depuis le 11 septembre 2001, et l'aversion au risque est le trait dominant des marchés depuis.

En tenant ces propos, Greenspan s'est encore une fois départi des déclarations de la fin de son mandat, lorsqu'il défendait le scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie. GREENSPAN S'ETONNE "Maintenant qu'il a besoin de matière première pour ses conférences à 150.000 dollars, cède-t-il à la tentation de citer des études avec lesquelles il n'était pas d'accord avant ?", s'interroge Jim Bianco, président de la firme de recherche Bianco Research.

Interrogé sur ce point lors d'une conférence à New York la semaine dernière, Greenspan s'est dit étonné par la réaction du marché et a expliqué qu'il aimerait continuer de livrer des prédictions économiques maintenant qu'il n'est plus en fonction.

Certains analystes défendent cependant son droit à la parole. "Ce n'est pas tant que Wall Street n'a pas apprécié que Greenspan parle, c'est surtout ce qu'il avait à dire qui n'a pas plu", affirme Marc Chandler, analyste changes chez Brown Brothers Harriman à New York. "Mais on ne va quand même pas dire que la liberté d'expression est un droit fondamental pour tous sauf pour les anciens présidents de banque centrale ?"

Pour ses détracteurs, il ne s'agit pas tant de défense de la liberté d'expression que de conflit d'intérêts. Depuis le début de l'année, Greenspan parle plus que son successeur Ben Bernanke. Et le fait que ces déclarations coïncident avec un environnement délicat pour les marchés et des décisions difficiles pour la Fed ajoute au malaise.

L'ex-président de la Fed affirme ainsi que les difficultés du "subprime" risquent de s'étendre à d'autres pans de l'économie, alors qu'autrefois il jugeait les acteurs de ce secteur de "créatifs" et "responsables".

Pour Mike Englund, économiste chez Action Economics, ce "comeback" de Greenspan reflète surtout sa volonté de refaire parler de lui après quelques mois de retraite où il a fini par s'ennuyer. "Le dernier discours suggérait que cela lui manquait", dit-il. Mais, comme le rappelle Andrew Brenner, ces prises de position nuisent aux efforts de la nouvelle direction de la Fed pour assurer la bonne marche de l'économie. "C'est un très mauvais précédent", conclut-il. "

SOURCE : Ici

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Publié dans Economie

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