Documentaire (Histoire) : C'est dans l'air - Tchernobyl : Un mensonge Francais - 1h
Le 26 avril 1986, la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps laissait des zones contaminées pour des décennies. Le 29 avril, le nuage radioactif venant de la centrale Tchernobyl arrive sur la France, les installations nucléaires détectent une importante radioactivité et en informent le Service central de protection contre les rayonnements ionisants.
Pourtant, à l'époque, alors que les pays voisins prennent d'importantes mesures sanitaires, les autorités françaises - en début de cohabitation Mitterrand-Chirac - expliquent, cartes à l'appui, que le nuage radioactif s'est arrêté juste aux frontières françaises, grâce à un anticyclone. Et donc, qu'il n'y a pas de risque pour la santé des Français.
Contre l'avis de la Commission européenne, la France avait exigé un vote "à l'unanimité", empêchant ainsi toute décision contraignante obligatoire en Europe, laissant les pays agir de leur propre chef. La population de l'Hexagone, elle, n'était pas informée de ces tractations en coulisse.
Aujourd'hui, un an avant le 20e anniversaire de l'accident de Tchernobyl, une nouvelle expertise accrédite la thèse d'une dissimulation des informations sur le passage du nuage radioactif au-dessus de la France et la volonté des autorités de minimiser l'ampleur des mesures à prendre.
Après des plaintes présentées, en 2000, par des malades de la thyroïde, qui estiment que leur cancer viendrait de cette contamination, en mars 2001, l'Association française des malades de la thyroïde et 51 malades de la thyroïde déposaient une plainte contre X, estimant que la gestion des retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl par les autorités françaises était à l'origine d'un surcroît de pathologies, en particulier de cancers de la thyroïde.
La juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy est saisie, en juillet 2002, d'une information judiciaire contre X pour "atteintes involontaires à l'intégrité physique par manquement délibéré à une obligation de sécurité ou de prudence". Le 25 mars 2005, la juge a communiqué aux parties civiles le rapport qui vient de lui être remis par les deux experts Paul Genty et Gilbert Mouthon. Les conclusions sont accablantes pour le gouvernement français de l'époque. Il n'y aurait pas eu "erreur" de la part de ces autorités, mais bien un mensonge délibéré.
Pourtant, à l'époque, alors que les pays voisins prennent d'importantes mesures sanitaires, les autorités françaises - en début de cohabitation Mitterrand-Chirac - expliquent, cartes à l'appui, que le nuage radioactif s'est arrêté juste aux frontières françaises, grâce à un anticyclone. Et donc, qu'il n'y a pas de risque pour la santé des Français.
Contre l'avis de la Commission européenne, la France avait exigé un vote "à l'unanimité", empêchant ainsi toute décision contraignante obligatoire en Europe, laissant les pays agir de leur propre chef. La population de l'Hexagone, elle, n'était pas informée de ces tractations en coulisse.
Aujourd'hui, un an avant le 20e anniversaire de l'accident de Tchernobyl, une nouvelle expertise accrédite la thèse d'une dissimulation des informations sur le passage du nuage radioactif au-dessus de la France et la volonté des autorités de minimiser l'ampleur des mesures à prendre.
Après des plaintes présentées, en 2000, par des malades de la thyroïde, qui estiment que leur cancer viendrait de cette contamination, en mars 2001, l'Association française des malades de la thyroïde et 51 malades de la thyroïde déposaient une plainte contre X, estimant que la gestion des retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl par les autorités françaises était à l'origine d'un surcroît de pathologies, en particulier de cancers de la thyroïde.
La juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy est saisie, en juillet 2002, d'une information judiciaire contre X pour "atteintes involontaires à l'intégrité physique par manquement délibéré à une obligation de sécurité ou de prudence". Le 25 mars 2005, la juge a communiqué aux parties civiles le rapport qui vient de lui être remis par les deux experts Paul Genty et Gilbert Mouthon. Les conclusions sont accablantes pour le gouvernement français de l'époque. Il n'y aurait pas eu "erreur" de la part de ces autorités, mais bien un mensonge délibéré.
La menace venant de l'atmosphère ne s'est en effet pas arrêté aux frontières de l'Hexagone, et les autorités françaises ont donc menti. Cette nouvelle expertise est la première confirmation officielle d'une thèse défendue, dès 1986, par les écologistes et des scientifiques indépendants.
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