Quest-ce que le protocole de Kyoto ?

Sous le contrôle des Nations Unies, un Groupe d'experts intergouvernemental étudiant l'évolution du climat, a présenté des rapports (rédigés respectivement en 1990, en 1995 et en 2001) relatifs aux problèmes de réchauffement climatique et ceci, dû aux activités de l'Homme.
Face à cette réalité indubitable, les actions des gouvernements pour lutter contre la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique se sont rapidement fait ressentir. Ce fut la négociation du protocole de Kyoto dont l'objectif était de réduire de 8% les émissions de gaz à effet de serre, de dioxyde de carbon entre 2008 et 2012 par rapport aux émissions de 1990.
Pour y aboutir, les Etats se sont engagés dans la ratification du Traité et ce, en adoptant des politiques nationales de réduction des émissions des GES liées aux énergies renouvelables, à l'agriculture durable, à la consommation d'énergie..., et surtout, à participer à des échanges d'informations ou d'expériences entre les pays (l'ayant signé), ainsi qu'une mise en place de bourse d'échange de «permis d'émission».
Cela peut paraître étonnant, mais, le protocole de Kyoto n'a pas fait l'unanimité dès son ouverture. On a vu à cet effet, quatre groupes se former en fonction de leur point de vue. D'un côté, le camp de l'Union européenne (regroupant 25 pays européens) : celui se montrant le plus engagé dans la lutte contre la protection de l'environnement ; le groupe de certains pays ou petites îles potentiellement menacés par la montée de l'eau (à savoir les archipels du Pacifique, les Pays-bas) ; ensuite le camp du «G77» communément appelés «Pays en voie de développement» et enfin, le «Carbon Club» constitué par la Russie, la Norvège et les pays membres de l'OPEP !
Durant les négociations, les pays regroupés autour de l'OPEP, auraient fait pression sur ceux de voie de développement dans le but d'obtenir une égalité vis-à-vis des devoirs de quotas d'émission. Demande jugée disproportionnée au regard des pays de l'Annexe III (dits «en voie de développement»), puisque, ce sont les pays industrialisés qui sont majoritairement concernés par le processus d'émission de gaz à effet de serre. A noter que, l'accord final concernant le protocole de Kyoto, soumettait des quotas visant à baisser l'émission des GES, certes, mais, avec une possibilité de rétrocession «des droits d'émission» entre les pays développée et ceux en voie d'industrialisation.
Au niveau mondial, le protocole de Kyoto a été adopté le 11 décembre 1997 et ratifié le 31 mai 2002 par la communauté européenne, mais pas par les Etats-Unis. Les engagements pris par les pays développés furent d'une témérité sans équivoque. Afin de parvenir aux objectifs fixés par le protocole de Kyoto, des dispositifs dits de «flexibilité» en complément des mesures nationales furent adoptés. Il s'agit notamment la «mise en ouvre conjointe» (investissements ayant pour but de réduire les émissions de GES en dehors du territoire national et de bénéficier des crédits d'émission qui en découlent) ; du «mécanisme de développement propre» (investissement effectué par un pays industrialisé dans un autre en voie de développement) ; et enfin, du «permis d'émission» (vente ou achat des droits d'émettre entre pays industrialisés). Pour que le protocole de Kyoto soit en vigueur, il a fallu que 55 pays émettant 55 % de CO2 de 1990 au moins le ratifient. Ce qui a été fait le 16 février 2005.
Aujourd'hui, le monde est confronté à une scission en raison des idéologies liées aux pays ayant ratifié le Traité (156 pays indépendants), ceux l'ayant signé mais pas ratifié (6 pays dont l'Etats-Unis), et ceux ne l'ayant encore ni ratifié, ni signé. Récemment, s'est tenue (en 2005) à Montréal, la conférence sur le climat pour que les Etats respectent leurs engagements pris à Kyoto...
SOURCE : http://www.aquadesign.be/news/article-2890.php
Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Ky%C5%8Dto
http://www.futura-sciences.com/comprendre/g/definition-protocole-kyoto_3540.php