Détenteurs, acquéreurs et prolifération de l'arme atomique

Publié le par Cristian

Le club des puissances nucléaires s'est agrandi depuis l'essai atomique de la Corée du Nord, lundi 11 octobre, l'Iran cherche à acquérir l'arme atomique, tandis que plusieurs pays pourraient lancer des travaux de retraitement nucléaire, notamment la Corée du Sud et le Japon, plus directement menacés par le régime de Kim Jong-il.

(Cliquez sur l'image pour agrandir)


L'énergie nucléaire, à la différence de toutes les autres sources d'énergie, ne peut être dissociée de ses applications militaires.

L'atome pacifique a toujours été une «retombée technologique» du développement fantastique de l'atome militaire: la filière PWR (Westinghouse) a été mise au point pour les sous-marins atomiques; la filière graphite-gaz a permis à de Gaulle de faire sa force de frappe.

L'atome pacifique a bénéficié de l'effet d'entraînement dû au formidable développement de l'atome militaire: il a ainsi bénéficié de moyens considérables qui lui ont permis de démarrer vite contrairement à d'autres sources d'énergie comme le solaire par exemple.

Les promoteurs des programmes électronucléaires tentent de nous faire oublier les «liens particuliers» qui existent entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Ils y étaient presque parvenus lorsque le 18 mai 1974: l'Inde fit exploser sa première bombe atomique obtenue grâce à... l'atome pacifique. Depuis, le doute ronge les esprits.
Tout le monde est conscient des risques énormes pour l'humanité de tout conflit nucléaire. Mais les avis divergent lorsque l'on posé la question de savoir si le développement de l'atome «pacifique» va entraîner la prolifération de l'arme nucléaire et donc augmenter les risques de conflits nucléaires.

Le développement à grande échelle de l'industrie nucléaire, et principalement de l'industrie du plutonium, conduit à terme à la banalisation de l'arme nucléaire. En effet, la confection d'explosifs nucléaires nécessite trois choses:
1. Un certain nombre de connaissances techniques et scientifiques. Celles-ci sont maintenant dans le domaine public.

2. Un minimum d'infrastructure industrielle, minimum que possèdent évidemment, à l'image de l'Inde, la plupart des pays.

3. Quelques quantités de matières fissiles. Jusqu'à maintenant, c'est l'impossibilité pour la plupart des pays de se procurer de l'uranium 235 ou du plutonium 239 qui interdisait effectivement la prolifération de l'arme atomique. La preuve: l'acharnement que mettent certains pays peu «démocratiques» à avoir accès à la technologie nucléaire: l'Iran vient en effet de conclure avec l'Inde un accord technique d'assistance.

SOURCE : Ici et ici

Pour en savoir plus :
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=139
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article339
http://www.armees.com/Soixante-ans-de-dissuasion-nucleaire-Bilan-et,1164.html

 

Publicité

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article