Documentaire (Politique/Economie) : Les sables bitumineux de l’Alberta et le développement durable une surexploitation de la forêt boréale - 50'
Les sables bitumineux constituent la plus grande richesse de pétrole aux mondes. Deux pays, le Canada et le Venezuela, possèdent ces gisements. Leurs exploitations coûtent cher et nécessitent donc un prix du baril élevé comme actuellement ; il faut qu’il soit supérieur à 15 dollars US pour que l’extraction soit rentable. En Alberta, la taille du gisement serait équivalente à la surface de la Californie.
La technique est simple. Il suffit de mélanger la terre avec de l’eau et de récupérer le liquide de surface. Il se forme alors une des molécules chimiques les plus complexes du monde. Elle doit être cassée pour obtenir ce que l’on appelle du pétrole synthétique. La transformation des bitumes en pétrole est très « énergivore » et nécessite une grand quantité d’eau.
Pourquoi exploiter ses ressources ?
Depuis quelques temps déjà, tout les pays du monde s’intéressent à ce gisement mais le nouveau gouvernement canadien et la nouvelle politique énergétique des Etats Unis a modifié la donne et mis en route une exploitation massive. On veux doubler d’ici 2008 la production et atteindre 5 millions de barils jours.
Les Etats Unis s’embourbent dans des conflits au proche orient et notamment en Irak. L’anti-américanisme semble gagner du terrain notamment en Amérique du sud. Ce pays a donc décidé de limiter ses frais pour défendre son approvisionnement et a demandé au Canada, par l’intermédiaire du ministère des ressources naturelles, d’augmenter la production de pétrole.
L’exploitation des sables bitumineux est il compatible avec le protocole de Kyoto ?
Les décisions du gouvernement actuel semblent répondre à la question de façon assez nette. Monsieur Harper affirme que le protocole est une farce socialiste et l’ensemble du gouvernement mène une politique de dénie ou de minimisation du réchauffement climatique.
30% des émissions de gaz à effet de serre du Canada proviennent de la province pétrolière de l’alberta. D’ici 2010, le taux avoisinera 50%. Coté environnement, une catastrophe écologique sans précédent est en cours. On pense même assouplir les lois environnementales actuelles du Canada pour faciliter l’exploitation pétrolière. Pourtant, la destruction de la forêt boréale et l’impact sur les milieux aquatiques et sur les populations amérindiennes sont incontestables et avérés. La communauté du secteur ne peut plus vivre selon ses traditions notamment en raison de la pollution de la rivière. Ce peuple s’oriente donc lui aussi vers l’exploitation des gisements pour pouvoir survivre. Récemment le premier ministre de l’Alberta, monsieur Stelmach menaçait et prévenait que « l’ensemble du pays serait touché si l’Alberta était forcée de ralentir le développement des sables bitumineux ». Il prédit aussi « des conséquences économiques fâcheuses si la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est obtenue par un ralentissement de l’exploitation ». ( radio Canada )