Documentaire (Histoire/Politique) : 200 jours pour refaire le monde - De Berlin à Hiroshima (2/2) ARTE - 55'

Fin avril 1945. Il y a à peine deux semaines que Truman a succédé à Roosevelt. Dès la chute de Berlin, la forme de la capitulation de l'Allemagne donne une idée du rapport de force qui s'installe entre les Alliés : si le général Eisenhower la signe à Reims dans la nuit du 7 au 8 mai, Staline a obtenu que la ratification définitive soit signée le 9, par le maréchal Joukov, dans le quartier général soviétique à Berlin. La guerre en Europe est finie mais il reste à vaincre le Japon et à se mettre d'accord sur une réorganisation du monde. Le 26 juin, Truman préside la signature de la Charte des Nations unies à San Francisco, tandis qu'une certaine "Trinity", bombe chargée de plutonium, est testée au Nouveau-Mexique. Truman réussit à repousser la conférence de Potsdam, attendue impatiemment par Churchill et à laquelle Staline avait très vite accepté de se rendre, pour donner le maximum de chance à "Trinity" d'être opérationnelle. C'est donc du 17 juillet au 2 août, dans Berlin dévastée, qu'a lieu la conférence de Potsdam. Il s'agit d'abord de régler le sort de l'Allemagne et d'installer la paix et la démocratie en Europe ; il faut ensuite parler de la zone Pacifique, concrétiser l'entrée en guerre de l'URSS contre le Japon, tout en négociant les visées territoriales de Staline en Asie. Mais un élément capital change la donne et pèse sur la conférence : la naissance de l'arme atomique.
Ce second épisode nous emmène de la chute de Berlin et de la capitulation allemande à Hiroshima et à la capitulation du Japon, avec un moment clé de la négociation entre les Alliés : la conférence de Postdam où siègent Staline, Churchill et Truman. Cette conférence débouche sur un compromis qui confirme les tendances et les appréhensions apparues à Yalta. Les Alliés l'emportent sur la question allemande, mais la Pologne est abandonnée à Staline. Le sort de ce pays annonce la mainmise définitive des Soviétiques sur tout l'est du continent européen. Mais Potsdam apparaît aussi comme le vecteur initial de notre histoire contemporaine qui, pendant un demi-siècle, verra s'installer l'équilibre de la terreur et la guerre froide.
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