Le passage à l'euro a rapporté 1.345 euros aux Belges

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Malgré le sentiment général, le passage à l'euro aurait rapporté à la Belgique 14 milliards d'euros au cours des dix dernières années, rien qu'en intérêts. Par citoyen, ce montant s'élève à 1.345 euros. Au niveau richesse nationale, l'intégration des marchés financiers procurerait une légère hausse du PIB. C'est ce qui ressort d'une étude d'ING.
(Belga) - L'introduction de l'euro le 1er janvier 1999 a fait économiser à la Belgique, rien qu'en intérêts, 14 milliards d'euros au cours des dix dernières années. Par habitant, cela correspond à un gain de 1.345 euros, ont calculé les économistes d'ING Belgique pour le Bulletin Financier consacré, dans son édition de septembre/octobre, à une évaluation approfondie des dix premières années d'existence de l'euro.

Contrairement aux prévisions de nombreux sceptiques, le bilan est "incontestablement positif", selon les économistes. "L'inflation a diminué et a convergé, même si nombre de citoyens ont l'impression que le nouveau cadre de référence des prix a fait grimper l'inflation. La croissance économique a été robuste et le chômage a reculé", disent-ils. "Il convient toutefois de ne pas se reposer sur ses lauriers car l'équilibre budgétaire promis par les Etats membres demeure précaire. C'est maintenant que la croissance économique ralentit que le test décisif aura lieu à cet égard".


Sur le plan international, l'euro est devenu un sérieux rival pour le dollar. Il y a par d'ailleurs déjà plus d'euros que de dollars en circulation dans le monde. "L'importance de l'euro en tant que monnaie de réserve augmente et la Banque centrale européenne bénéfice de gains de 'seniorage' non négligeables car la monnaie unique est également utilisée en dehors de la zone euro", poursuivent-ils.

L'intégration des marchés fait grimper le PIB 

Selon plusieurs études, l'intégration des marchés financiers procure une hausse supplémentaire du PIB de 1,1%. "L'intégration est la plus avancée sur les marchés monétaires où les différentiels de taux entre les pays membres de l'Union européenne monétaire ont quasiment disparu. Sur les marchés obligataires, on observe également une convergence remarquable des taux, tandis que l'euro a conduit à l'apparition d'émetteurs affichant un profil de risque plus élevé. Sur les marchés d'actions, les différences nationales demeurent les plus fortes, même si on constate que les bourses affichent de plus en plus des réactions 'européennes' et sectorielles", peut-on encore lire dans la présentation de la dernière édition du Bulletin Financier.

Selon les économistes d'ING, la possibilité que des pays abandonnent un jour l'euro existe en théorie. "Toutefois, ceci entraînerait un tel chaos financier que les Etats membres devraient hésiter à franchir ce pas. En outre, le souvenir de la monnaie nationale s'estompe, de sorte qu'une sortie de l'union monétaire devient de moins en moins une option envisageable".

SOURCE : Ici

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Publié dans Economie

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