Alcool et hérédité
L’alcoolisme est une maladie à part entière dont l’origine est multifactorielle. L’hérédité et un facteur de risques clairement identifié et personne ne doute que l’éthylisme puisse frapper plusieurs générations au sein d’une même famille, la littérature comme le cinéma ont souvent exploité cette situation. Pourtant la science n’a pas encore élucidé les mécanismes qui pourraient expliquer cette tendance à l’alcoolisme. Récemment des spécialistes du cerveau ont isolé un gène (CREB) dont la déficience est associée à l’anxiété et aux comportements addictifs (cf. lien ci-contre). Les chercheurs de l’université de Grenade apportent un nuvel élément de réponse.
Les chercheurs ont évalué les niveaux de béta-endorphine chez deux cents familles de la province de Grenade, dont au moins un des parents est alcoolique chronique. Chez les enfants de la population étudiée, âgés de 6 mois à 10 ans, les niveaux de bêta-endorphines sont inférieurs à ceux des autres personnes du même âge et sont encore plus bas lorsque l’alcoolisme touche le père ou la mère. Le taux de béta-endorphine pourrait donc s’avérer un marqueur fiable pour identifier les personnes qui ont le plus de risques de devenir alcoolique. Reste qu’un tel dépistage à l’inverse d’autres maladies serait loin de faire l’unanimité vu de l’acceptation sociale de l’alcool.

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